Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 13:44
"le village", dan Smith

« Le village » Dan Smith

Editions du Cherche-Midi

Sous le joug implacable de la Russie : l’Ukraine 1930. Des hommes de main de Staline piétinent sans pitié, l’âme, la dignité, le travail du peuple. Jusque dans les petits villages les plus reculés, la terreur règne. Luka Mikhaïlovitch, ancien combattant russe de l'armée tsariste puis de l'armée rouge, parti chasser avec ses deux fils jumeaux pour survivre, découvre un homme à moitié mort et le cadavre de deux jeunes enfants affreusement mutilés. Ce pauvre bougre mourant est-il coupable ou est-ce une troisième victime ? Dans le doute, Luka repart au village pour enterrer dignement les dépouilles profanées ; Natalia son épouse prodiguera les premiers soins au blessé. Guéri, il pourra s’expliquer… C’était sans compter la méfiance et la jalousie de Dimitri Spektor, beau-frère de Luka qui ameute les villageois et provoque le lynchage du « soi-disant » coupable. Or, une fillette (Dariya la fille de Dimitri) disparaît… Pour Luka, les jumeaux et Dimitri commence alors une chasse à l’homme implacable.

Sur les pas de Luka, narrateur de cette traque époustouflante, nous cheminerons dans les steppes glaciales, tenaillés par la faim, la peur au ventre, le désir de vaincre plus fort que la mort. Le contexte historique habilement amené (ni trop, ni trop peu) donne au roman une puissance peu commune. Peut-être serez –vous comme moi totalement conquis par l’humanité qui se dégage à chaque page, par ses hommes et ces femmes qui perdent chaque jour un peu plus leur âme au bord du chemin… Caroline Sabre

Published by Sonatine Miro - dans Les polars de Sonatine
commenter cet article
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 11:21

Quelques romans à lire cet été…

Présentation des romans le 02/07/2016 par Caroline Sabre et le comité de lecture

« Le chagrin des vivants », Anna Hope

Editions Gallimard – Col Du monde entier – 2016

Nous accompagnerons durant cinq jours dans la paix meurtrie de l' «après Grande Guerre » trois femmes tentant, avec force courage, d’appréhender le spectre de l’absence, la déchirure du non-retour. Trois femmes essayant d’oublier la souffrance, espérant désespérément s’ouvrir à l’amour, croire, à nouveau, en tous les possibles…

Ces trois femmes évoluent auprès d’hommes amputés dans leur âme et dans leur corps « survivants » de l’indicible. Les destins de tous ces personnages se croisent et sont entremêlés du récit factuel et distant du transport du soldat inconnu d’Arras à Londres. Le 11 novembre, il sera reconnu par tout un chacun. Reconnaissance du Soldat comme une source de vie, une ébauche d’espoir. Pourra-t-on tourner la page et espérer demain ?

Premier roman d’une grande sensibilité et finesse, très bien documenté. Le lecteur ressent une profonde empathie envers ces femmes et ces hommes qui furent nos ascendants. Une tragédie en cinq actes pudique, sobre et emplie de véracité. Nous avons tous entendu de nos aïeux des propos analogues à ceux relatés dans le roman. Roman choral qui marrie petite et Grande Histoire avec beaucoup d’à-propos. Bel hommage rendu aux femmes par qui sera rendue la vie.

« Abraham et fils », Martin Winckler

Editions P.O.L.

L’auteur nous emmène en province dans les années 60. Nous cheminons au côté d’Abraham Farkas, médecin profondément humain qui a du quitté l’Algérie après les Evénements et de son fils Frantz amnésique suite à un « drame ». Plus de mémoire, plus de mère mais un père attentif et drôle qui aide « petit chat » à vivre et à grandir. Leur pérégrination s’arrête à Tilliers où Abraham reprend la clientèle d’un confrère médecin et père et fils s’établissent dans la grande demeure. La vie pour les deux hommes s’installe dans l’amour et les non-dits, la douceur prenant peu à peu les traits de Claire Réglisse…Or, l’imposante bâtisse, tout comme l’ « Avant l’amnésie» a son lot de secrets. Abraham et fils travestis en Sherlock partiront à la recherche des spectres du passé et les vérités seront dévoilées lorsque père et fils pourront les accepter…

Roman et personnages extrêmement attachants. Une belle histoire de filiation portée par une plume douce et limpide : un roman qui apporte beaucoup de fraîcheur dans notre monde de brutes… A lire !

« En attendant Bojangles », Olivier Bourdeau

Editions Finitude -

Louise et Georges forment un couple fantasque : « Une mère qui tutoie les étoiles et qui vouvoie tout le monde », un père « ancien ouvreur de garage » choisissant chaque jour un prénom nouveau pour sa femme adorée et le narrateur. Ce petit microcosme fête continuellement la vie : on festoie, boit des cocktails de toutes les couleurs, danse dans le grand appartement en écoutant « Mr Bojangles » de Nina Simone sous l’œil amusé de Mademoiselle Superfétatoire (oiseau exotique sauvé d’Afrique). La vie n’est que joie, loufoqueries et amour : il y a ce que l’on vit à la maison et la réalité…. Beaucoup d’amour et de plus en plus d’excentricité jusqu’au jour où l’extravagance prend la couleur de la démence… L’amour immense sera-t-il salvateur ?

Un petit bijou d’humour et de tendresse empli de magie et de poésie. A lire, sans modération !

Destiny »Pierrette, Fleutiaux

Editions Actes Sud – 2016

Rien ne destinait Anne et Destiny à se rencontrer. Et pourtant, seule la jeune retraitée de la bonne bourgeoisie parisienne s’arrête sur le quai du métro afin de porter assistance à Destiny, Nigérianne sur le point d’accoucher., Anne et Destint qui croit plus que tout « en son destin et en la force de son esprit ». vont apprendre à apprivoiser leurs multiples différences dans le respect et l’estime de l’autre. Deux magnifiques portraits de femme : Destiny « passé lointain de l’humanité, est tout à la fois d’hier et d’aujourd’hui … elle représente « l’éternelle migration humaine» (p 39) et Anne, la « nantie » ouverte et empathique qui avancent dans la compréhension mutuelle et la fraternité. Un roman sensible et riche, subtil et profondément humain. Pas de place aux clichés trop souvent utilisés lorsque l’on parle de migration. Pierrette Fleutiaux ne tombe pas de cet écueil et nous offre un récit profond et empli d’espérance.

« Olive Kitteridge », Elizabeth Strout,

Livre de Poche

Treize chapitres : autant de moments de la vie d’Olive. Ils ne suivent ni la chronologie, ni leur importance dans son destin . Qu’elle soit témoin, personnage secondaire ou principal, le portrait d’Olive se construit, se nuance, évolue sur plusieurs décennies.

Ce professeur de maths, habitante d’une petite ville du Maine, qui est-elle ? Pour son mari Henry, pharmacien, un homme tendre, soucieux des autres ? Pour son fils Christopher ? Intègre ou intolérante ? Insensible ou digne ?

Les personnages sont attachants, nuancés. Sans même s’identifier à Olive, on sera touché par ses erreurs, par ses maladresses dans sa façon d’aimer. Un texte prenant qui au-delà d’Olive fait vivre une petite communauté dans son quotidien (l’ancien élève, Denise-l’employée de son mari, la pianiste du bar). Un beau roman.

« Avril Enchanté », Elizabeth Von Arnim

Editions 10/18

Un jour de pluie à Londres, une annonce dans le Times :

« Particulier loue petit château médiéval meublé bord Méditerranée. Domesticité fournie. »

Et voilà comment quatre femmes qui ne se connaissent pas vont se retrouver en Italie sur la Riviera ligure. Découvrir un jardin enchanteur et se découvrir.

Tellement différentes par l’âge, la situation sociale, le caractère, la curiosité du lecteur est éveillée.

Roman qui mérite son titre, léger et profond à la fois. Finesse psychologique, humour dans les situations et les dialogues. L’écriture fluide et riche d’évocations entraîne le lecteur.

Un voyage immobile susceptible de donner l’envie d’un séjour en Italie.

"Des femmes qui dansent sous les bombres" Céline Lapertot

Editions Viviane Hamy - 2016

Au cœur de l'Afrique, actuellement, sur le territoire du Lubéro, la guerre civile fait rage, dévastant les champs, les cultures et les familles. Séraphine, l'héroïne ce roman, est âgée d'une vingtaine d'années. C'est une jeune fille innocente qui vit et grandit avec les siens le plus paisiblement qu'il est possible. Pour elle, contrairement à plusieurs de ses consœurs, son enfance à un goût sucré. Les longues marches sont son lot quotidien et son avenir semble tout tracé et heureux avec un fiancé qu'elle a choisi et qui l'aime. Mais tout bascule le jour où, en rentrant du marché, les Mai-Maï, des miliciens, lui ont pris son corps, ses parents, son frère, son fiancé.

« La coquetière » Linda D. Cirino

Editions Liana Lévi

En 1936, à la lisière de la forêt noire, près de la frontière suisse, Eva, une paysanne allemande gère seule l'activité d'une ferme. Elle est coquetière. Son mari Hans est mobilisé pour la guerre, ses deux enfants sont endoctrinés par la jeunesse hitlérienne et considère leur mère comme une quantité négligeable, seule la mère patrie compte. Eva travaille du matin au soir sans se poser de questions, elle ne s'appitoye pas sur son sort, elle le subit. Elle n'a pas le temps de réfléchir au monde qui l'entoure. Elle n'a pas d'amis, va rarement au village. Sa vie est heureuse mais sans passion. Jusqu'au jour où elle découvre dans son poulailler, Nathanaël, un étudiant juif évadé d'un camp. D'instinct, elle choisit de le protéger, de ne pas le dénoncer, de ne pas mettre au courant son mari et ses enfants. Il sera son secret. Nathanaël va prendre de plus en plus de place dans sa vie. Il va ébranler sa vie et sa vision du monde. Elle va découvrir un monde dont elle ne savait rien, l'essor du Nazisme (un mouvement qu'elle ne comprend absolument pas) et connaître la joie, le plaisir d'être aimé. C'est le début d'une nouvelle vie…

« Le mystère Henri Pick », David Foenkinos

Editions Gallimard - 2016

« En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu'elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l'écrivain et apprend qu'il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n'a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n'était qu'une machination?
Récit d'une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu'un roman peut bouleverser l'existence de ses lecteurs. »

« L’amour a un goût de fraise », Rosamund Haden

Éditeur : Sabine Wespieser - Mai 2016

Deux femmes habitent le roman : Françoise de mère tutsie, a fui avec sa cadette de quatre ans, le Rwanda au moment du génocide. Au Cap, les deux sœurs réapprennent à vivre dans un semblant de sérénité. Et Stella, rédactrice pour un journal « branché » d’articles sonnant « vrais » essaye de faire le deuil d’une mère adulée, artiste excentrique avec qui elle vivait une relation fusionnelle. Deux femmes, deux destins réunis par un homme : l’artiste peintre Ivor Woodall brutalement décédé. L’une posait pour lui ; l’autre avait été exclue des cours voilà un an. Or ; les deux jeunes femmes reçoivent une invitation pour une exposition posthume….

En écoutant en sourdine la chanson de Miriam Makeba « L'Amour a le goût des fraises », le lecteur voyagera dans un lieu magique et déjanté où la chaleur torride exacerbe les cœurs et les corps…

Oswald Wynd

« En d1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard Collingsworth, l'attaché militaire britannique auquel elle a été promise. Fascinée par la vie de Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers, Mary affiche une curiosité d'esprit rapidement désapprouvée par la communauté des Européens. Une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant la mettra définitivement au ban de la société. Rejetée par son mari, Mary fuira au Japon dans des conditions dramatiques. À travers son journal intime, entrecoupé des lettres qu'elle adresse à sa mère restée au pays ou à sa meilleure amie, l'on découvre le passionnant récit de sa survie dans une culture totalement étrangère, à laquelle elle réussira à s'intégrer grâce à son courage et à son intelligence. Par la richesse psychologique de son héroïne, l'originalité profonde de son intrigue, sa facture moderne et très maîtrisée, Une odeur de gingembre est un roman hors norme.

« Le pays du nuage blanc », Sarah Lark

Editions Collector Archipoche

Dans l’Angleterre puritaine de 1850, Hélène préceptrice de

deux garçons de petite noblesse ne rêve que de fonder une famille.

Hors les années filent, aucun parti ne se présente et la jeune femme désespère.

Jusqu’au jour où elle décide de répondre à une annonce proposant de partir au bout du monde fonder une famille avec d’honorables gentlemen Farmer. Les quelques hésitations s’envolent lorsqu’Hélène reçoit la première lettre à l’ écriture subtile et raffinée de son prétendant Howard O’keefe. En outre, le pasteur la sollicite pour qu’elle le chaperon des orphelines envoyées en Nouvelle Zélande pour devenir domestiques. Embarquées sur le « Dublin », elles font la connaissance d’une belle aristocrate rebelle, Guyneira dont le sort a été scellé lors d’une partie de blackjack perdue, au fils héritier du baron des moutons : Lucas Warden. La traversée est épique et une amitié, bâtie sur le roc, nait entre les deux jeunes femmes que tout semble séparer. Il faudra à chacune, héroïnes et orphelines, la force des autres pour appréhender leurs destinées…

Fresque exotique chantant l’amour et l’amitié, les trahisons et les regrets. Un roman d’été ; léger et primesautier…

", Sylvia Lott

Editions piranha

La douce et timide Marie issue d’une bonne famille de catholiques fréquente, pour

son plus grand malheur, Arthur, un jeune instituteur protestant. Sa famille ne voit pas d’un bon œil la future alliance et Marie est envoyée contre son gré à New-York. La voici donc désemparée dans la ville mythique pour y rejoindre deux de ses frères et les aider dans leur café. Après des débuts difficiles, la jeune femme sort la tête hors de l’eau grâce à une certaine recette de cheesecake transmise par sa tante Frieda… De projets en succès, Marie reprend goût à la vie et trouve confiance et assurance. Roman léger, très « sweety » pour l’été. Une belle histoire d’amour et de transmission, d’espoir et de pardon.

de Baltimoire", Joël Dicker

Editions De Fallo

Cette saga familiale, construite comme un thriller relate l'histoire des « Goldman- Baltimore » et des « Goldman-Montclair ». Deux catégories sociales que tout oppose vont vivre un terrible drame. Marcus Goldman, fasciné, nous livre, au gré de ses souvenirs, les instants de bonheur, de désespoir, les non-dits et les inévitables jalousies, les épreuves...
Et puis le drame et les vies volent en éclats. Marcus Goldman essaiera de comprendre le pourquoi de cela…

Egalement : « L’amie prodigieuse » et « Le nouveau nom » d’Elena Ferrante

  • ROMANS NOIRS ET POLARS

« Trois jours et une vie », Pierre Lemaitre

Editions Albin Michel - 2016

Le solitaire Antoine, fils unique élevé par une mère difficile, s’est lié

d’amitié avec un jeune chiot. Lorsque ce dernier est percuté par un chauffard et achevé, à bout portant par le voisin, propriétaire de l’animal, son chagrin est incommensurable. Fou de douleur, il se réfugie dans sa cabane au fin fond des bois de Saint-Eustache. Rémy, le jeune maître du chiot, vient troubler sa solitude et Antoine, frustré et ivre de colère, lui assène un coup de bâton mortel. La panique est de courte durée car le jeune ado décide de garder le silence et de cacher le corps au fond d’une crevasse naturelle et de rentrer au village avant que l’alerte de disparition ne soit annoncée. Malade de peur, le jeune garçon est interrogé brièvement et s’en « sort » très bien. La nuit suivante, Dame nature lui fait la grâce d’une magistrale tempête qui détruit le bois et d’éventuelles preuves… Douze ans plus tard, le bois est racheté par un promoteur immobilier…

Roman noir où l’on rit jaune, « Trois jours et une vie » brosse le portrait de l’enfant assassin, nous interroge : comment nos actes manqués impactent-ils inéluctablement toute notre vie….

« L’envers de l’espoir », Metchild Borrmann

Editions J.C. Lattes – avril 2016

Valentina a choisi de vivre depuis peu dans la « zone d’exclusion de

Tchernobyl : ville adulée puis maudite depuis la catastrophe ..

Valentina y a laissé son époux bien-aimé et la santé comme tant d’autres

trahie par un gouvernement choisissant le silence et disséminer l’horreur. Aujourd’hui, sans nouvelle depuis de longs mois de sa fille Katarina, partie à l’Ouest chercher un emploi afin de payer sa scolarité, elle écrit les années maudites, la confiance en une vie meilleure sabotée en quelques heures... Afin qu’à son retour Katarina comprenne. Elle écrit pour tromper le temps, l’absence qui chaque heure l’angoisse un peu plus. Elle convainc un policier ukrainien de se pencher sur le dossier car de nombreuses jeunes étudiantes sont parties et ne sont jamais revenues. Dans le même temps, en Allemagne, un veuf nommé Matthias Lessmann recueille une jeune ukrainienne qui vient de se sauver de la maison close où ces bourreaux l’emprisonnaient… Dans ce troisième roman traduit en français, Metchild Borrmann dénonce les déviances des hommes et des peuples. Des hommes d’hier et d’aujourd’hui.. Coup de cœur.

« Condor », Caryl Férey

Editions Gallimard – 2016

« Condor, C’est l’histoire d’une enquête qui commence dans les bas-fonds de Santiago, submergés par la pauvreté et la drogue, pour s’achever dans le désert minéral d’Atacama…
Condor, c’est une plongé dans l’histoire du Chili, de la dictature répressive des années 1970 au retour d’une démocratie plombée par l’héritage politique et économique de Pinochet…
Condor, c’est surtout une histoire d’amour entre Gabriela, jeune vidéaste mapuche qui porte l’héritage mystique de son peuple, et Esteban, avocat spécialisé dans les causes perdues, portant comme une croix d’être issu d’une grande famille à la fortune controversée… »

« Promesse », Jussi Adler Olsen

Editions Albin Michel

Dans les années 90, sur l’île danoise de Bornholm, l’inspecteur

Habersaat retrouve au petit matin le corps d’une jeune fille morte dans un arbre perchée. Tout semble indiquer l’œuvre d’un chauffard mais pendant plus de 20 ans, le policier s’acharne à prouver que ce fut l’œuvre délibéré d’un criminel, au grand dam de tous. Il y laisse ses forces et sa santé psychique. En avril 2014, il se suicide suppliant l’inspecteur Carl Mock de découvrir et de châtier le ou les coupables… Les pistes s’ouvrent et se referment au rythme de l’histoire nous entrainant dans le monde des sectes et des croyances ésotériques. Un sixième opus où nous découvrons un peu plus l’équipe atypique avec un véritable intérêt. Une intrigue bien ficelée servie par une écriture agréable toute d’ironie et d’émotions

« Juste une ombre », Karine Giebel

Editions de poche

Cloé Beauchamp est une belle jeune femme aux dents de louve prête à tout pour réussir indifférente aux « cadavres » laissés sur le chemin. Pour elle, tout va pour le mieux : un compagnon aimant, le poste tant convoité de présidente lui est destiné : plénitude et bonheur jusqu’au jour où, rentrant d’une soirée, un homme encapuchonné la suit et l’effraie. Mais ce n’est juste qu’une ombre… Une ombre qu’elle rencontre partout, terrifiée, harcelée, l’obsession fait ressurgir ses ombres d’ombre et de ténèbres. Des objets disparaissent. Ces amis la pensent surmenée puis au fil des jours parano ; Personne ne la croit, la jeune femme est-elle devenue démente ? Le rythme cardiaque s’emballe à chaque page : malaise et oppression enserrent lecteur et héroïne qui ne font plus qu’un. L’effroi terrasse Cloé et sa vie devient un calvaire. La jeune-femme perd sa niaque et son assurance, se recroqueville.

Non loin de là, nous voyons évoluer l’inspecteur borderline et rebelle Alexandre Gomez faisant régner la justice d’une façon peu « catholique », se métamorphosant en ange lorsqu’il se retrouve au côté de sa femme mourante. Leurs chemins se croiseront mais l’inspecteur pourra-t-il aider la jeune femme à démêler le vrai du faux? Délire paranoïaque ? Harcèlement ? Les dernières pages vous le diront…

Thriller psychologique extra que je n’ai pu lâcher qu’au petit matin, le roman achevé…


Durant les vacances, j'ai lu tous les thrillers et polars que Karine Giebel a écrit : tout est de bonne qualité et dans tous les styles du gore au psychologique.

Les héros de karine Giebel ne sont jamais blancs ou noirs : victimes et bourreaux sont tous teintés de différentes nuances de gris, comme la vie....

Par ordre de préférence (très subjectif) :

- "Jusqu'à ce que la mort nous unisse" : thriller, histoire d'amitié où la montagne est maîtresse. => Prix des Lecteurs de bibliothèques et de médiathèques, Festival Polar de Cognac 2010

- "Juste une ombre" (voir ci-dessus) => Prix Polar du meilleur roman français, Festival Polar de Cognac 2012; Prix Marseillais du Polar 2012

- " Terminus Elicius" : un premier roman très prometteur! => Prix Marseillais du Polar 2005

- " De force" : thriller psychologue haletant

- " Meurtre pour rédemption" : plongée dans le milieu carcéral dont vous ne reviendrez pas indemne...

- Les morsures de l'ombre" :séquestration infernale... A vous glacer le sang! => Prix Intramuros, Festival Polar&Co de Cognac 2008, Prix Derrière les murs, Festival International du Roman Noir de Frontignan 2009

- "Satan était un ange" : road trip d'un duo improbable : un jeune délinquant et un avocat en phase terminale : traque vers la mort ou vers la vie? Roman noir attachant

"Purgatoire des innocents" : intrigue bien ficelée mais un peu trop gore pour moi => Prix des lecteurs du Var 2014

-"Chiens de sang" : une chasse à l'homme au pays de l’innommable : ce qui a de plus ignoble dans l'homme : stressant et angoissant.

6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:08

REGLEMENT DU CONCOURS PHOTO 2016

ARTICLE 1- ORGANISATEURS ET DATES DU CONCOURS

  • La médiathèque Paul Valéry située au 2 rue de la Division Leclerc 78440 Gargenville organise un concours photographique, libre et gratuit en partenariat avec :
  • Les Maisonnettes située 2, place Lili Boulanger, Hanneucourt 78440-Gargenville

Le concours se déroule du 2 juillet au samedi 1er octobre

ARTICLE 2 – FINALITE

L’objectif est de créer une exposition participative faisant appel à la participation de tous, et de porter un regard sur Gargenville Hier et Aujourd’hui. L’exposition sera lancée pour les Journées Européennes du Patrimoine dont la 33e édition est sur le thème « Patrimoine et Citoyenneté ».

ARTICLE 3 – THÈME :

« Gargenville hier et aujourd’hui en photographies »

ARTICLE 4 – CONDITIONS DE PARTICIPATION

Ce concours est gratuit et ouvert à tous les photographes amateurs à l’exclusion des membres du jury et de leur famille.

Une seule participation par personne est acceptée.

Aucune image ne sera utilisée par les organisateurs en dehors du concours et des expositions suivant la remise des prix.

Le format des tirages sera au minimum 18 x 24 et au maximum 30 x 40. Les tirages seront obligatoirement présentés sur support rigide 30 x 40 avec système d’accrochage non métallique, sans sous-verre ni plexiglas. Chaque épreuve comportera au dos :

  • Les nom et prénom du participant
  • La date, le lieu de la prise de vue et le titre de l’image
  • L’adresse postale, le n° de téléphone ainsi que l’email du participant

En fonction du nombre de photos reçues et du nombre d’emplacements disponibles sur le lieu d’exposition, une présélection sera effectuée par la Médiathèque Paul Valéry et les Maisonnettes qui se réservent le droit de supprimer les photos à caractère pornographique, pédophile, raciste, discriminant ou de toute autre nature réprimée par les lois en vigueur.

Le participant ne pourra pas contester la décision des organisateurs.

ARTICLE 5 : CRITÈRES DE SELECTION

Les photographies seront évaluées sur leur valeur technique et artistique par le jury et par le public.

ARTICLE 6 : PRIX

Trois prix seront décernés et recevront une récompense : 1er prix ; 2ème prix ainsi que le Prix du jury

Le prix gagné ne pourra en aucun cas être échangé contre de l’argent ou un autre prix.

ARTICLE 7 : DATES RELATIVES AU CONCOURS

Le concours est lancé le samedi 2 Juillet 2016 lors de la journée « Art Loc’en Bib » organisée par la médiathèque Paul Valéry.

Les photographies réalisées sont à déposer à la Médiathèque aux horaires d’ouverture (La médiathèque sera ouverte tout l’été excepté le week-end du 14 juillet) jusqu’au samedi 10 septembre inclus.

Samedi 17 Septembre 2016 à la Médiathèque et aux Maisonnettes : vernissage de l’exposition. Les photos resteront affichées jusqu’au Samedi 1er octobre, date de la remise des prix à partir de 18h00. Les gagnants seront informés le jour de la remise des prix : le samedi 1er octobre à 18 heures à la médiathèque ; S’ils sont absents ils seront prévenus par téléphone ou par mail.

ARTICLE 8 : EXPOSITION DES ŒUVRES

Elles seront exposées à la médiathèque, aux Maisonnettes pour une durée de 15 jours

Il sera pris le plus grand soin des travaux confiés, néanmoins l’auteur dégage la ville de Gargenville de toute responsabilité quant aux dommages éventuels causés aux épreuves, exposées ou non.

ARTICLE 10 : COMPOSITION DU JURY

Il sera constitué :

  • D’un photographe professionnel
  • De la Directrice culturelle
  • D’une bibliothécaire
  • D’une artiste peintre
  • D’un élu

ARTICLE 11 : DROIT À L’IMAGE

Chaque participant déclare être l’auteur de la photo soumise. Il reconnaît également avoir obtenu préalablement les autorisations nécessaires à sa diffusion.

Si les organisateurs du concours souhaitent exploiter une photographie d’un participant, une convention sera rédigée précisant les exploitations prévues, les supports ainsi que la durée.

La ville se réserve le droit - sauf refus écrit de l’artiste lors de l’inscription- de faire paraître le nom des artistes primés ainsi que les photos des œuvres dans ses publications à caractère non commercial (site internet, Bulletin municipal…) sans contrepartie financière.

ARTICLE 12 : OBLIGATIONS

La participation à ce concours implique l’acceptation du présent règlement par les concurrents. Son non-respect entraînera l’annulation de la candidature.

Toute contestation relative à l’interprétation et à l’application du présent règlement sera étudiée par les organisateurs, souverains dans leur décision, dans l’esprit qui a prévalu à la conception du concours.

La participation à ce concours implique l’acceptation sans réserve du règlement dans son intégralité y compris au fur et à mesure de leur intervention, ses avenants et additifs éventuels.

Gargenville, le 10 juin 2016

Published by Sonatine Miro - dans Actualités
commenter cet article
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:37
"Nos étoiles contraires", John Green

Nos étoiles contraires
John GRE
EN

Edition : Nathan
Thèmes abordés : la maladie, le combat, l’amour, l’espoir…

Résumé :

Hazel a 16 ans et est atteinte d’un cancer.
Poussée par sa mère à entrer dans un groupe de parole fréquenté par d’autres jeunes malades, elle fait la connaissance d’un garçon en rémission dont elle tombe doucement amoureuse, bien qu’elle se sache condamnée…
Tous les deux vont partager leur goût pour la littérature et vont se lancer ensemble dans un projet qu’ils ne voudront lâcher qu’une fois totalement achevé.

Mon avis

Un roman où l’on passe par beaucoup de phases émotionnelles : la joie, la douleur, la compassion, l’espérance… L’auteur arrive à nous parler d’un sujet grave sans tomber dans la tragédie et le mélodrame.

C’est un coup de cœur pour moi où la chute m’a totalement bouleversé…

Published by Séverine ETIENNE - dans Synopsis ados
commenter cet article
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 17:10

LA MEDIATHEQUE RESTE OUVERTE TOUT L ETE HORMIS LES 15 ET 16 JUILLET

Bonnes vacances à tous.

Published by Mediatheque Paul Valery - dans Actualités
commenter cet article
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 17:06

« L’ombre de nos nuits » de Gaëlle Josse

C’est le récit de 2 histoires écrites en parallèle, de 3 destins à 4 siècles de distance, en partant d’un tableau vu dans un musée.Le premier destin est celui du peintre du 17è siècle Georges de la Tour, auteur du tableau. On suit le peintre dans son processus de création, de la toile blanche (avec ses tourments, doutes , inspirations…) jusqu’à l’aboutissement qui est la remise de l’œuvre au roi Louis XIII, à qui le tableau est « destiné » (il l’acceptera et en fera celui de sa chambre à coucher tant il en a été touché).Le deuxième destin est celui de Laurent son apprenti, doué, orphelin, à qui le maître demande d’en réaliser une copie. L’apprenti est tombé amoureux d’Irène, la fille et modèle du peintre. Amour contrarié car de classes sociales différentes. Enfin, troisième destin, celui de la narratrice qui, de nos jours, découvre ce tableau dans un musée. Ce tableau l’interpelle et la renvoie à une histoire personnelle et douloureuses vécue avec un homme qu’elle a intensément aimé et à qui elle s’adresse les mots qu’elle n’avait pas pu, pas su lui dire alors.Ces destins, ces histoires se croisent tout au long du livre dans une belle écriture,agréable à lire. Passionnant au propre et au figuré. JCH

« L’ombre de nos nuits » de Gaëlle Josse
Published by Sonatine Miro - dans Synopsis des lecteurs
commenter cet article
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 09:36
Art Loc' en Bib' / 2 Juillet 2016
Published by Mediatheque Paul Valery
commenter cet article
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 09:31
Art Loc' en Bib' / 1 Juillet 2016
Published by Mediatheque Paul Valery
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 17:46
"Eleanord & Park", Rainbow Rowell

Eleanord & Park
Rainbow Rowe
ll
Edition : PKJ
Thèmes abordés : adolescence, différence,
amitié, sentiment amoureux


Résumé :
Eleanor est une jeune fille rousse, un peu ronde au look décalé et vient d’intégrer un nouveau lycée.
Elle a du mal à se faire une place dans le bus où les sièges semblent attitrés dès le premier jour.
Park, jeune ado, évitant les ennuis, fan de comics, va lui céder la place libre à côté de lui pour lui éviter une altercation.
Les deux ados vont lier une forte amitié… mais celle-ci ne se fera pas aussi facilement qu’on ne le croit.
Quand l’un fait un pas en avant, l’autre recule de deux pas.
Mais, c’est à travers les comics et la musique qu’une histoire d’amour va lentement s’installer …
C’est Park qui fera le premier pas…

Mon avis
Un livre lu en peu de temps. Je me suis laissée surprendre par la fluidité de l’écriture,
l’émanation des sentiments des débuts d’une relation : des frissons, le cœur qui s’emballe à l’approche d’un rendez-vous… Park est d’une patience avec Eleanor qui se montre parfois dure avec ce jeune homme qui ne demande qu’à lui donner son cœur. Mais ce qu’il ne sait pas c’est qu’Eleanor ne vit pas une situation familiale stable…
C’est un roman touchant et simple à la
fois. L'auteure aborde des thèmes qui en font une histoire bien actuelle, même si l'intrigue se déroule en 1986 ! Harcèlement scolaire, familles désunies, parents démissionnaires, précarité sociale, violence conjugale,... Autant de situations qui font malheureusement le quotidien de bon nombre d'ados. Il est donc facile de s’identifier à l’un ou l’autre
des personnag
es

Published by Séverine ETIENNE - dans Synopsis ados
commenter cet article
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 18:01
Synopsis stagiaire: The mortal instruments : Cassandra c

The mortal instruments :

auteur: Cassandra clare

Synopsis :

Ce livre raconte l’histoire de Clary, une jeune adolescente comme les autres vivant à New-York. Entre les conflits avec sa mère, les dessins sur son calepin et son meilleur ami Simon, sa vie est d’une banalité affligeante. Jusqu’au jour où, en boîte avec son meilleur ami, elle rencontre un étrange trio, au style provocateur. Ils sont tous les trois armés et tatoués. Ils ont l’air dangereux. Ce qui est le plus embêtant ce n’est pas leur style unique, mais plutôt que Clary est la seule à les voir.

A la suite de cette rencontre, les expériences insolites se multiplient pour Clary. Jusqu'à l’apothéose : Sa mère disparaît et des démons viennent tout saccager dans son appartement. Heureusement, Jace, l’un des membres du trio, arrive à point nommé pour la sauver.

Il lui apprend, que le monde qu’elle connaît n’est qu’une façade, qu’il y a un autre monde invisible pour les humains, remplis de démons. Et que lui, shadowhunter, a pour rôle de les chasser et de les renvoyer là d’où ils viennent.

Et lui annonce que sa mère en est un.

Et pire encore, qu’elle-même en est un : un être mi-humain mi-ange destiné à protéger l’humanité des créatures inimaginables.

Dans son récit, il n’oublie pas de mentionner valentin, un shadowhunter déchu, passé de l’autre côté de la force, en quête des fameux mortal instruments. Ils sont au nombre de trois : la coupe mortelle, l’épée mortelle et le miroir mortel, ce sont des reliques de shadowhunters. Mais entre de mauvaises mains, elles peuvent servir à de très vils desseins.

Dans cette quête pour retrouver sa mère, Clary sera accompagnée de l’éblouissant Jace, qui serra son pilier dans l’aventure, l’irrésistible Isabelle, la femme fatale du groupe et l’élégant Alec, frère d’Isabelle et meilleur ami de Jace. Celui-ci ne s’entendra pas forcement avec Clary mais pour autant ne l’abandonnera pas.

Suivez les intrépides aventures de quatres shadowhunters, pour sauver l’humanité.

La route serra semée d’embûches. Clary saura-t-elle surmonter ceci ?

Critique :

The mortal instrument est un livre apocalyptique !!

Ce roman possède un style fantastique, qui dit fantastique dit forcement surnaturel! Sur ce point l’auteur a réussi. Malgré l’utilisation de nombreux poncifs du style : les vampires et les loups-garous. Il utilise aussi un vrai manichéisme prégnant, les anges contre les démons.

Pour moi, l’exploitation de runes dans la magie a été déjà trop exploitée dans d’autres Livres

tel que dans Eragon ou bien le Livre des étoiles.

Mais l’idée des runes en tatouages tomporaires pour apporter de la puissance, ou des pouvoirs, au chasseur de démons qui les porte, reste une très bonne idée.

Je trouve, que les personnages sont nombreux et variés. Chacun a ses forces et ses faiblesses, ses caractères et ses détails irritants. Les dialogues sont percutants et parfois piquants avec des touches de sarcasmes bienvenues.

Bien évidement, il y a tout ce qu’on aime, de l’aventure, des combats, de l’amour…

J’adore, le fait que le personnage principal soit une femme et qu’elle soit une combattante, guerrière, n’ait peur de rien – ou presque- et qu’elle n’abandonne jamais.

Orianne Lechevallier, classe de seconde à Notre-Dame.

Published by Orianne Lechevallier - dans synopsis stagiaire
commenter cet article

Présentation

 livres3

Médiathèque Paul Valéry

2 rue de la Division Leclerc

78440 GARGENVILLE

Tél : 01.30.98.89.65

Courriel : mediathequedegargenville@wanadoo.fr

Plan d'accès

Rechercher

Nos Liens